Il y a des voyages dont on ne revient pas indemne.
En Cisjordanie, j’ai vu une colonisation méthodique menée par les colons israéliens : des terres volées, des maisons détruites, des colons armés jusqu’aux dents qui contrôlent l’eau, l’électricité, les routes. Avec Fadi, j’ai vu comment les colonies s’étendent chaque jour pour enfermer les Palestiniens dans des enclaves toujours plus petites. Avec Saad, j’ai entendu le récit de ses oliveraies envahies trois fois en un mois par des colons venus « sécuriser » des terres qui ne leur appartiennent pas.
À Hébron, j’ai découvert une ville quadrillée par 28 check-points où les Palestiniens n’ont même plus le droit d’emprunter la rue principale. J’ai parlé à des commerçants qui travaillent sous un grillage installé au-dessus de leurs têtes pour se protéger des pierres et même de l’acide que leur jettent les colons.
À Jérusalem, avec Omar j’ai vu une communauté Silwan dont les 40 0000 habitants sont menacés d’expulsion. La semaine dernière encore, une femme de 75 ans a été mise dehors avec sa famille après 70 ans dans la même maison, comme si elle n’avait jamais été « légitime » chez elle.
La réalité, je l’ai vue. Sans filtre. Et elle ne laisse aucune place au doute : c'est un régime d'apartheid.
Et en tant qu'élue, la chose la plus utile pour aider celles et ceux qui m'ont accueillie là-bas, est de montrer ce qu'ils vivent. Alors, dans cet AQC je vous montre la réalité que le gouvernement israélien a tenté de m’empêcher de vous montrer.
Il y a des voyages dont on ne revient pas indemne.
En Cisjordanie, j’ai vu une colonisation méthodique menée par les colons israéliens : des terres volées, des maisons détruites, des colons armés jusqu’aux dents qui contrôlent l’eau, l’électricité, les routes. Avec Fadi, j’ai vu comment les colonies s’étendent chaque jour pour enfermer les Palestiniens dans des enclaves toujours plus petites. Avec Saad, j’ai entendu le récit de ses oliveraies envahies trois fois en un mois par des colons venus « sécuriser » des terres qui ne leur appartiennent pas.
À Hébron, j’ai découvert une ville quadrillée par 28 check-points où les Palestiniens n’ont même plus le droit d’emprunter la rue principale. J’ai parlé à des commerçants qui travaillent sous un grillage installé au-dessus de leurs têtes pour se protéger des pierres et même de l’acide que leur jettent les colons.
À Jérusalem, avec Omar j’ai vu une communauté Silwan dont les 40 0000 habitants sont menacés d’expulsion. La semaine dernière encore, une femme de 75 ans a été mise dehors avec sa famille après 70 ans dans la même maison, comme si elle n’avait jamais été « légitime » chez elle.
La réalité, je l’ai vue. Sans filtre. Et elle ne laisse aucune place au doute : c'est un régime d'apartheid.
Et en tant qu'élue, la chose la plus utile pour aider celles et ceux qui m'ont accueillie là-bas, est de montrer ce qu'ils vivent. Alors, dans cet AQC je vous montre la réalité que le gouvernement israélien a tenté de m’empêcher de vous montrer.
Dans le cadre d'une mission de protection du peuple palestinien en 2009 juste avant l'Intifada de septembre j'ai vécu dans une famille à Jérusalem Est durant 1mois.Trois maisons mitoyennes 3 frères des enfants..
Avec d'autres volontaires internationaux nous nous relayions pour empêcher les violences et expulsions..
Nous participions aux manifs, durement réprimées par l'armée avec les mouvements de paix, et avons rencontré les Palestiniens qui, à 5h du matin construisaient le mur qui les enfermait.. Tout ce que tu relates Manon,est vrai.Les heures parfois d'attente aux check points,les enfants qui reviennent en pleurs car par deux fois dans la journée les soldats vident leurs cartables au sol.. Une jeune fille de la famille étudiante en psycho qui rentrait épuisée et découragée mais battante.. Nous sommes allés au centre culturel,dont le responsable avait passé 15 ans dans les prisons israéliennes.Un homme déterminé à vivre en paix, comme la majorité des palestiniens malgré le sort qui leur est réservé..Deux mois après mon retour en France les trois frères, pour la troisième fois ont été expulsés de chez eux..Comme toi, Manon, j'ai été frappé par la dignité de ce peuple et des ressources qu'ils ont en eux pour supporter tout cela.Je voulais aider et vivre auprès de ceux qui sont victimes de cet apartheid pour mieux comprendre.
On revient,riche de ces rencontres avec ce peuple si fraternel et j'ai pu voir les souffrances quotidiennes qui leur sont imposées Cela m'a changé, ainsi que la vision du conflit Merci pour ton témoignage et continue à te battre !
Courage la lutte est belle 🌹