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mais passe sous silence une question essentielle :
rester disponible après avoir été rejeté est présenté comme une aide,
sans jamais interroger le coût pour celui qui reste.
C'est un renversement de la charge éthique. Ce n’est pas neutre.
C’est une normalisation du sacrifice unilatéral qui confond apaisement et justice relationnelle.
Le message implicite est :
"Si tu restes disponible, tu aides l’évitant à se sentir en sécurité."
Mais la question symétrique n'est jamais posée :
"Qui prend soin de la personne qui reste ?"
Comprendre un fonctionnement n’implique pas d’en devenir le support permanent.
La disponibilité sans engagement n’est pas neutre :
elle suspend la réciprocité, retarde le deuil, entretient l’espoir, désorganise l’attachement,
et fait porter la régulation sur une seule personne.
L’amour ne peut pas être l’espace où ce que la société régule
— limites, conséquences, responsabilité — devient indéfiniment tolérable.
Dire non n’est pas abandonner l’autre ;
c’est parfois refuser une configuration injuste.
Ce n’est pas parce qu’un comportement apaise l’évitant qu’il est juste de l’exiger de l’autre.
Pour ma part, je me rends compte que je ne peux plus soutenir des contenus :
qui expliquent le fonctionnement de l’évitement,
sans jamais interroger le coût pour le partenaire.
Comprendre est essentiel,
mais lorsque la compréhension devient une normalisation du sacrifice unilatéral,
je ne m’y reconnais plus.
Je continuerai donc à suivre des espaces :
qui intègrent aussi la question de la responsabilité relationnelle et des limites.
Merci malgré tout pour les éclairages apportés jusque-là.